C'est jamais ma faute, toujours celle du pelerin;
Celui qui dit avoir toujours raison, n'avoir jamais déteint.
Celui-là aux allures de fierté, de beauté, de dédin
A savoir que moi dans tout ca je ne suis rien, je ne veux rien.
C'est la faute à "pas d'chance", moi j'ai fait que rentrer dans la danse,
Même si j'ai tué Gandi, M.L.K., Lenon, Kennedy, c'est pas ma faute,
Encore la société qu'a frappé, moi j'y suis pour rien, encore une fois,
Je ne suis que l'esclave des lois du destin, je suis la vie, je suis la mort, je ne suis rien.
Au nom de la disgrace je porte l'étendard du saint et du démon,
Entre le ying et le yang je suis cette courbe blanche et noire,
Le poids parfait qui fait peser la balance dans le camp de l'incertitude,
La colombe qui ne va ni à gauche, ni à droite, simplement tout droit,
Le camp qui ni ne gagne ni ne perd, qui banalement s'en va en arrière,
Le sang chaud, le sang froid,
Le prédateur, le pourchassé,
L'agneau qui a tendu la patte, le loup qui lui pris le corps tout entier.
Qui suis-je dans tout ca ?
Le refus d'obtemperer avec la réalité ?
A vrai dire je n'ai pas tort, tu n'as pas tort, tout le monde vit et c'est bien comme ca.
Y en a qui pleurent, y en a qui rient,
Ne cherchez pas c'est pas c'qui nous ouvre les portes du paradis.
Je suis tout, je ne suis rien, qui suis-je ?